La voix-off Patrick Kuban fait partie intégrante de ce cercle restreint de comédiens voix-off qui ont accompagné SONACOM depuis ses débuts, ou plutôt qui ont évolué en parallèle avec nous. En effet, nous collaborons avec la voix-off Patrick depuis un temps considérable. Il a débuté sa carrière très jeune, tout comme nous d'ailleurs ! Cette longue expérience lui confère aujourd'hui un savoir-faire inestimable dans de multiples domaines.

La voix-off de Patrick Kuban, d'un timbre médium-grave, se distingue par sa précision et son adaptabilité remarquables. Elle se prête parfaitement à l'illustration de contenus sérieux, didactiques, posés, ou encore dynamiques. Mais ce qui rend la voix-off de Patrick Kuban véritablement unique, c'est sa capacité à se lâcher, à être un brin déjanté lorsque les circonstances le permettent.

Passionné de radio depuis sa plus tendre enfance, la voix-off Patrick Kuban voue également un amour sans borne à la musique, au point même de fonder il y a quelques années une radio entièrement dédiée aux amateurs de jazz.

La voix-off de Patrick Kuban incarne à elle seule la passion et le dévouement. Pour lui, le métier de comédien voix-off n'est pas un choix, mais une évidence. Il croit fermement que c'est le métier qui vous choisit, et non l'inverse. Et dans son cas, il semble que le destin ait fait le bon choix.

Son engagement pour la reconnaissance du statut de comédien voix-off et pour l'encadrement éthique de l'intelligence artificielle témoigne de sa vision engagée et responsable de la profession.

En résumé, la voix-off de Patrick Kuban est bien plus qu'un simple outil de narration. C'est une véritable signature, un gage de qualité et de professionnalisme. Sa passion pour son métier est palpable à chaque prestation, et c'est avec une joie non dissimulée que nous soutenons ses divers combats pour faire évoluer et valoriser la profession de comédien voix-off.


Il adore ce qu’il fait et ça tombe bien, nous aussi ! Nous soutenons ses différentes combats pour le statut de comédien voix off et l'encadrement de l'IA.

INTERVIEW

Patrick, dis-nous d’où tu viens !

Je suis né à Paris, mais j’ai passé mon enfance à Grenoble, et c’est là, vers 14 ans que j’ai découvert la radio, par un copain qui travaillait bénévolement dans une petite station de sports d’hiver. J’y trainais souvent et un soir de tempête, l’animateur n’a pas pu monter à la station, et comme j’étais là, j’ai pris l’antenne et c’était parti. Et de là, petit à petit j’ai eu mon émission, le mercredi, car le reste du temps j’étais à l’école.

Et après, quel a été ton parcours ?

Vers 16-17 ans j’ai commencé à travailler dans des radios libres en bénévole, et d’ailleurs c’est là que j’ai tout appris, c’était vraiment le monde de la débrouille. On faisait les voix, la prod, la technique, le montage... on faisait tout. Ensuite, j’ai fais un remplacement à Radio France Isère, j’animais une sorte de hit parade.

Et donc, à quel moment tu as commencé réellement à faire « des voix off » ?

Justement, quand j’étais à Radio France, si je passais dans le couloir et qu’il y avait une voix off à faire pour une promo par exemple, on me disait : « Tu peux faire la voix off Patrick ». Du coup, j’ai fait des kilomètres de pub locales, de promos etc...

Et comment de Grenoble tu es arrivé à Paris ?

A force de faire des voix off, j’ai été happé par le réseaux FUN qui venait de se monter par des anciens d’NRJ. Au début, j’ai bossé à la prod de FUN Grenoble ou j’écrivais les textes et ou je faisais les voix. Après je suis monté à Lyon toujours chez FUN.

Donc en fait à ce moment là tu étais déjà pro !

Oui, à l’âge de 17 ou 18 ans je travaillais , donc j’ai arrêté les études très tôt. J’ai été propulsé dans le milieu professionnel très vite. En fait, ce métier s’est imposé tout de suite à moi et ça m’a paru naturel de faire ce boulot. Ensuite, j’ai participé à un concours des producteurs de province et j’ai gagné. Le réseaux FUN s’est agrandi et j’ai été appelé pour venir à FUN Paris pour remplacer un producteur qui quittait la radio. Je monte à Paris, je rencontre le producteur que j’étais censé remplacer, on devient copain. Du coup il n’est pas parti et on s’est mis à bosser ensemble.

Mais là tu faisais des voix ?

Non, pas au début, je faisais de la prod, écriture, enregistrement, montage, j’étais à la console. Je suis souvent allé aux US quand j’étais plus jeune et j’adorais les radios la bas. Je voulais essayer de reproduire le son de ces radios avec des grosses voix et des traitements de son très typiques US. Donc on a monté des traitements de son à la radio avec des gros harmonizer et ce genre de choses. On a fait un casting de voix pour essayer de retrouver ce son des jingles américains. On a testé plusieurs grosses voix, il y avait par exemple Benoit Allemane. que tu connais bien, mais en fait c’était des trop grosses voix. Les harmonizers et les autres machines de traitement de son marchaient bizarrement et ça ne donnait pas le son qu’on voulait. Un jour on a essayé avec ma voix et (après pas mal de réglages) on a trouvé un truc différent des autres radios et ça a plu à la direction de FUN. Du coup je me suis retrouvé la voix de FUN.

Comment tu es passé de voix de FUN à la pub et aux autres prod ?

J’ai fait les voix off de FUN pendant 2 ans puis la direction a changé et je suis parti. C’est là que je me suis dit qu’il y avait peut être un truc à faire avec la voix .
Donc comme tout les comédiens, je fais une maquette, j’envoie des dizaines de K7 (oui de K7 !), dont une à M6 ou j’ai été pris pour faire les bandes annonces.
Et ensuite, au fur et à mesure des années, j’ai enchainé les chaines : M6, TF1 et Canal+ depuis 2000, et les habillage radio. D’ailleurs je suis toujours depuis 12 ou 13 ans la voix de RTL2.

Quelle est ta ou tes principales activités?

Je n’ai pas vraiment de spécialité mais c’est vrai que je fais beaucoup de bandes-annonces, pas mal de documentaires et des pubs. C’est assez équilibré entre les trois.

Il y a des choses que tu fais peu ou pas et que tu aimerais faire ?

Oui, du dessin animé !

Je pensais bien que tu allais parler de doublage...

Non, le dessin animé, j’en ai fait pour Canal+, un dessin animé qui s’appelait Central Building. C’était vraiment bien, et j’ai bien aimé le boulot de création.
En ce qui concerne le doublage, si l’occasion se présente je ne dirais pas non, mais il y a déjà pas mal de monde sur le coup, et des gens très bons, et en plus je suis déjà bien occupé avec tout ce que je fais.

Si tu devais comparer tes débuts et aujourd’hui, dans la façon de travailler...

Je trouve qu’il faut beaucoup plus se vendre mais bon... c’est l’époque qui veut ça. J’ai peut-être un seul petit regret, c’est qu’on ne prend pas, selon moi, assez de temps pour faire les choses et ça se retrouve dans le résultat final. Pour moi le son c’est vraiment important et pourtant c’est le parent pauvre de l’audiovisuel. On ne travaille pas assez le son dans les pubs et en télé en général, je ne parle pas de SONACOM, au contraire ! Je pense que c’est une erreur de la profession.
Plus précisément sur les voix off, la tendance est de prendre des voix les plus neutres possible, j’ai pas encore bien compris pourquoi, mais souvent des voix qui, selon moi, manquent d'identité.

Pour finir, tu es à l’initiative de la création de l’association «les voix» tu peux nous en parler.

En fait, on a commencé par un forum sur internet, et assez vite c’est devenu un échange, qui c’est transformé en association. Alors, on a créé une sorte de charte et avec Pierre-Alain de Garrigues. et les autres on se pose des questions sur notre métier et comment le faire au mieux. On essaye d’informer les comédiens, et relayer les usages des voix dans les médias et quelque part de se protéger par des textes diffusés. Cette association sert surtout à communiquer entre professionnels du son et de l’image, les producteurs, les comédiens, les réalisateurs... On ne veut rien imposer mais essayer d’apporter une certaine cohérence dans notre travail et de donner une sorte de cadre mais un cadre positif.