Yoann SOVER

Yoann SOVER SONACOM Voix Off

J’aime donner sans rien attendre en retour.

S’il fallait qualifier Yoann SOVER, on pourrait dire que c’est un franc tireur. Au sens propre comme au sens figuré, un « sniper », quoi. Il met toujours dans le mille dès lors qu’il s’agit de décocher ses cartouches vocales. Une à la fois, mais avec à chaque fois le maximum d’impact, tant il y met tout son coeur.
D’une précocité hors du commun dans le milieu artistique, Yoann possède déjà une expérience de presque 30 ans dans les voix off.
Ce qui le caractérise, c’est cet instinct qui lui permet de relever tous les défis, et une joie de vivre qui fait de Yoann une personnalité solaire, que nous avons toujours plaisir à accueillir. (Attention! Toujours prévoir du rabe pour pouvoir bavarder, lol).

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INTERVIEW

Bonjour Yoann! Peux-tu nous raconter ton parcours de comédien ?

Bonjour ! Alors, pour moi, au début, ça a été un hasard. À l’âge de 8 ans, je me suis retrouvé dans un casting organisé par la Maîtrise de Paris et Radio France. Ils cherchaient des enfants proches du milieu artistique. Il se trouve que je chantais. J’ai réussi le casting et c’est comme ça que je me suis retrouvé sur scène dans des opéras ou à jouer dans « La flûte enchantée » ou « Boris Godounov ». A cette époque, j’étais à Pleyel tous les soirs. Ca a duré 10 ans. 
Mes journées, c’était: cursus scolaire le matin et chttps://www.sonacom.fr/wp-admin/edit.php?post_type=pageursus artistique l’après-midi.
Je me suis retrouvé dans une pièce de théâtre pour laquelle ils cherchaient des gamins. C’était une expérience assez étrange puisqu’il s’agissait d’une pièce en breton et en français(rires). J’avais appris la pièce les doigts dans le nez ! C’est incroyable comme on est une véritable éponge lorsqu’on est enfant ! Nous avons joué cette pièce dans le monde entier. J’ai représenté la France au Japon, en Chine, en Corée, en Thaïlande,en fait dans tous les pays asiatiques, dans l’ancienne URSS, aux USA… ça m’a fait pas mal voyager. En plus, je devais apprendre les Hymnes de chaque pays visité, dans sa langue. On me donnait les textes en phonétique et je chantais l’Hymne avec un petit discours, devant des chefs d’états.
Suite à ça je me suis retrouvé pris dans une spirale artistique.

Ca mérite une petite anecdote au passage !

Ok ! Quand j’avais 8 ans, ma grand-mère souhaitait que je fasse une activité extra-scolaire. Il se trouve qu’il n’y avait de place ni au karaté ni nulle part. Alors elle m’a suggéré d’aller faire un tour à la chorale de l’église. Mais une fois sur place, je n’ai pas ouvert la bonne porte! Et il se trouve qu’il y avait aussi un casting. J’ai été pris rapidement, et tout a commencé comme ça.

À ce moment-là, t’attendais-tu à devenir un artiste et à vivre du spectacle ?

En fait, c’était logique pour moi. Je me suis laissé aller, j’ai suivi mon envie du moment et j’ai écouté mon coeur. Et ça, c’est une chose que j’essaye de cultiver. Dès que j’ai un coup de coeur, je ne me pose pas de question, et je fonce, avec une énorme envie de créer. Je m’efforce de garder cette âme d’enfant et il m’arrive encore de m’émerveiller de beaucoup de choses.

T’arrive-t-il de regarder en arrière ?

Tout à fait. Ca me permet de réaliser à quel point ce qui m’est arrivé est complètement fou. Il faut savoir que je ne suis pas du tout issu d’un milieu artistique. Et je me suis retrouvé à partir en tournée mondiale, à rencontrer des chefs d’états… J’ai même diné avec François Mitterrand ! Je ne me rendais pas du tout compte de ce que j’étais en train de vivre.

Te considères-tu comme quelqu’un de chanceux ?

Je n’appelle pas ça de la chance. Ce sont pour moi des rendez-vous et ils font partie de mon parcours de vie.
Je marche à l’instinct. C’est ça qui me guide. Et les fois où je n’ai pas suivi mon instinct, ça ne s’est pas bien passé !
Je fonctionne de la même manière dans mes rencontres. Je ne me force pas à aimer les autres. C’est une chose qui se fait naturellement. Et lorsque je dois me forcer, en général il ne se passe pas de belles choses.

Quelles rencontres t’ont marqué ?

J’ai eu la chance de  chanter avec Barbara Hendricks  qui m’a transmis une superbe philosophie de vie en me disant par exemple que lorsque les choses ne se font pas c’est que ce n’est pas pour nous.Qu’il ne fallait pas culpabiliser. Mais qu’il faut toujours donné le meilleur de soi même.
En tout cas, grâce à elle, je suis super zen dans l’exercice de mon métier par rapport aux succès ou au échecs.

Sans être fataliste, bien-sûr ?

Non, pas du tout. C’est juste que ça ne m’atteint pas. Je suis toujours heureux pour les autres, quand je m’aperçois qu’ils construisent leur vie ou qu’ils sont dans une phase importante de leur parcours.Et je trouve ça assez gratifiant, enrichissant d’être heureux pour les autres!
Je sais aussi que si je me laisse guider par ce que j’aime, tout ira bien.
Paul Eluard disait: « il n’y a pas de hasard. Il n’y a que des rendez-vous  ».
C’est exactement comme ça que je vois les choses.
Du coup, j’ai toujours pris des décisions qui me semblaient logiques par rapport à mes envies et ma passion, ce que me dictait mon coeur.
C’est pour ça que je trouve important de rester proche de l’enfant qui est en nous.
Les métiers artistiques tels que la comédie, le chant… t’aident à garder cette part d’enfance. Parce que c’est toujours la récréation. Et ces moments où on crée des personnages, où on invente des histoires, où on joue, où on se déguise, ce sont ces moments que je préfère. D’ailleurs on dit bien « jouer la comédie » .

Travailler avec le sérieux d’un enfant qui s’amuse !?

Exactement!!! J’adore me retrouver dans une équipe où tout le monde s’amuse sur un même projet avec une même passion, tout en créant. Pour tout ça j’adore ce métier.  Comme cette séance chez vous pour les spots du Conseil du Notariat Français. C’était pas un sujet gagné ! Mais qu’est ce qu’on a rigolé avec Dorothée Pousséo et Joël Demarty !
Après, c’est vrai qu’il y a aussi des périodes de stress avec des horaires pas possibles. Mais je suis toujours heureux de me lever le matin.
Et quand je me retrouve avec des personnes qui se prennent au sérieux, je me blinde en faisant appel à cette joie de vivre et cet amour du métier pour leur donner envie de m’accompagner dans cette voie.

Tu prends les choses avec philosophie !

Surtout avec simplicité ! Je crois que c’est ce qu’il y a de plus difficile à faire. Il faut savoir apprécier chaque moment, chaque rencontre. On se retrouve parfois dans des situations irréelles.

Justement, il y a un souvenir qui t’a marqué ?

Lors d’un tournage sur un glacier, nous sommes restés bloqués par une tempête de neige pendant 2 semaines environ, alors qu’il y avait des vivres pour 4 jours… Nous nous sommes donc retrouvés, toute une équipe perdue sur ce glacier. Au début on ne se parlait pas trop. Et alors qu’on aurait dû se mettre à flipper, on a commencé à faire connaissance et à s’apprécier. Autant vous dire que ça nous a aidé.

C’est une expérience forte.

Oui, et je pense que  la vie est un laboratoire , faite d’expériences qui te nourrissent à travers ce que les gens te disent, vivent et partagent. Et moi, en tant que comédien, je m’amuse à retranscrire toutes ces expériences. Parce que tu as une palette de situations qui peuvent aller de la souffrance au bonheur et c’est super enrichissant et très amusant.
On se retrouve en face de personnes qu’on aurait jamais rencontrées autrement.J’ai joué des rôles de malades, qui m’ont permis d’apprendre leur quotidien. J’ai eu la chance de présenter le Téléthon pendant pas mal d’années sur France Télévision. Tu suis des enfants pendant un certain temps et parfois tu les perds… Et là, ça t’apprend la réalité par le biais de cette chose complètement futile qu’est la télévision.
Une émission comme le Téléthon, participe à construire ta vie, et aussi celle de ces enfants.
Toi, en tant que présentateur, tu te dois de donner avec le plus de simplicité et de sincérité. Après elle peut devenir d’utilité publique, mais ça dépend ce qu’en font les gens!

Comment entretiens-tu la flamme ?

Je me souviens toujours du moment où sur scène j’ai eu ce déclic. Cette espèce de révélation qui m’a confirmé que c’était ce métier que je voulais faire. Cette émotion que j’ai eu à un moment précis est restée intacte. Alors je fais toujours appel à ce souvenir.

Tu es un gros bosseur ?

Et bien, issu d’une famille non artiste, et ayant rencontré pas mal d’obstacles au début, j’ai du bosser comme un fou pour me donner le maximum de possibilités. J’ai fait plein de castings et j’ai très vite prouvé à ma grand-mère que je tournais et que je pouvais vivre de ce métier tout en l’aidant. Parce que j’aime ça et que je sais qu’on n’a rien sans rien.
C’est avant tout le plaisir, mais je ne rechigne pas à l’effort et je mets même les bouchées doubles. Et naturellement quand tu sèmes, tu récoltes.

Et ça ne t’arrive jamais de te disperser ?

Si. Il m’arrive de m’égarer quand je cours plusieurs lièvres à la fois. Je me souviens du casting de KD2A. Il s’agissait d’un programme pour les jeunes et je m’étais préparé pour un téléfilm !
Ca ne m’a pas empêché d’être pris. Parce qu’ils m’ont demandé de rester moi-même ! C’était la première fois qu’on me demandait ça. Au début, j’ai eu du mal à oublier la caméra puis, je me suis mis à regarder cet objet comme une entité à part entière et je me suis mis à m’adresser à eux, vraiment, à travers la caméra en donnant de l’amour, comme si je parlais à mes potes ou à ma famille…

On sent une grande générosité en toi.

Peut-être parce que j’aime donner sans rien attendre en retour.

Parle-nous de ton expérience du doublage. Comment es-tu passé de présentateur à doubleur ?

D’abord, j’ai toujours adoré regarder les films et les séries étrangères, en ayant une écoute attentive et critique du choix et du jeu des voix off que j’entendais.
Un jour j’accompagnais ma copine Célia Charpentier, et tout en l’attendant, j’ai croisé François Dunoyer (acteur français principalement connu pour ses rôles à la télévision dans les séries Le Retour d’Arsène Lupin et Julie Lescaut, également comédien de doublage et voix de Willem Dafoe). Nous avons bavardé, je tournais à cette époque sur un téléfilm et il m’a proposé de passer le lendemain pour faire des essais. Je suis donc revenu le lendemain, j’ai fait des ambiances et au bout d’un moment il m’a dit: «  tais-toi  ». Là, je me suis dit que je ne faisais sûrement pas l’affaire avec ma « fausse » voix.
Le soir même, il m’a appelé pour m’expliquer qu’il m’avait fait taire, car ma voix était reconnaissable et qu’il souhaitait que je la pose sur un personnage important, en me disant : «  je ne veux pas te mettre dans les ambiances et sur ce rôle-ci en même temps ». Il m’a donc attribué le personnage principal d’une série qui s’appelait « Animorphe », une sorte de « Manimal » pour les ados. C’était il y a plus de 15 ans et à ce moment là j’ai eu une sorte de révélation. Je réalisais que je pouvais encore donner autre chose à travers ma voix. À partir de là les choses sont allées très vite.

Et c’est comme ça que tu t’es retrouvé dans la peau de « Q », au sein de la famille « James Bond !»

Oui, j’ai d’ailleurs eu la chance de rencontrer l’acteur que je doublais. Il jouait une pièce avec Judith Dench, justement (« M » dans James Bond). Ce qui m’a impressionné dans le fait de doubler un acteur anglais, c’est le porté de voix. Il y a vraiment une culture de la voix, quelque chose de dramatique qui vient de l’école « shakespearienne » Toutes les émotions passent par la voix . C’est très difficile à faire et à doubler parce que les anglais véhiculent toute cette culture dans leur voix. D’où une certaine élégance, une prestance, une intelligence. Les voix américaines, elles, sont plus communes et plus faciles à doubler.
Le fait de devoir me porter au niveau de jeu de ces acteurs que je doublais, m’a ouvert plein de possibilités. Ca m’a beaucoup aidé au théâtre. Avec humilité, je dirais que j’essaye d’apporter quelque chose en respectant le plus possible leur jeu. Mais quoiqu’il en soit, on reste un trucage. Pour ça il faut mettre son égo de côté. J’ai mis le mien de côté très vite et je trouve ça excitant de se dire qu’on est dans l’ombre et qu’on est au service d’un film énorme, que les gens vont regarder sans penser à toi, mais que tu y a mis ton empreinte.

Tu t’es trouvé un nouveau terrain de jeu en somme.

Exactement. J’ai pu, faire de nouvelles expériences et relever de nouveaux challenges. Je me suis mis à travailler tous les jours et comme un luthier ou un forgeron,  j’ai progressivement forgé ma voix  avec passion.

Tu es toujours sûr de toi ou tu dois te préparer avant une séance?

Quand j’arrive quelque part, je vais directement voir les gens que je connais, que j’aime, que j’apprécie.  Je fais le plein d’ondes positives.   Si je connais personne, je vais à leur rencontre.
Je prends des renseignements sur la marque que je vais devoir mettre en valeur. J’écoute. Je mène ma petite enquête et ça m’intéresse vraiment de comprendre l’objectif. Ensuite je me mets au travail, j’y mets mon coeur et je guette les réactions.
Je procède de la même manière pour tous les projets. J’y mets la même implication, qu’ils soient importants ou juste alimentaires. Je mets surtout de l’humain. Ça me permet de faire face à la pression. Sinon,  J’ai le trac tout le temps! 

Finalement tu as su développer une forme de sagesse.

Je préfère parler de présence. Je vis le moment présent. Je dis d’ailleurs à mes amis que si demain je disparais et que je n’ai pas le temps de vous dire au revoir, sachez que j’ai « kiffé la vibe non-stop » (rires), que je me suis vraiment éclaté et qu’il ne faudra pas pleurer car j’aurai été heureux à chaque minute de ma vie!
Même dans mes malheurs parce qu’il y a toujours eu quelque chose de plus fort qui m’a porté.
On a quand-même la chance de faire un beau métier. Et il faut être heureux pour ce qu’on a et ce que l’on construit.

Cette interview touche à sa fin. Peux-tu me dire quelles sont tes envies, tes projets?

Mon envie première c’est de continuer, le plus tard possible. En terme de projet, j’ai produit avec l’aide de plein de gens en « crowdfunding » un long métrage international qui s’est tourné dans 25 pays, avec 45 réalisateurs !
Ça m’a permis de créer un réseau gigantesque à travers le monde et de découvrir plusieurs approches du cinéma en fonction des cultures. Le film qui s’intitule « Train station ». C’est réalisé en France par Ingrid Franchi, qui n’a peur de rien, et moi, j’écris.

Pour finir, et pour de vrai, cette fois-ci, si je te dis SONACOM. Qu’est-ce que ça évoque en toi?

Sonacom, c’est une famille. J’adore y venir. Parce que je sais que même pour une prod qui prendra un temps effectif très court, on prendra le temps de bavarder et de construire autour de cette séance, notre amitié.

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