Anne FERRIER

Anne FERRIER SONACOM Voix Off

J’aime les mots, les lire, les déguster

This is THE VOICE ! La référence. Pourquoi ?
Parce qu’elle est unique, parfaite ! Ponctuelle, aimable, souple, fiable, bienveillante, fine, sensible, intelligente… Bref humainement elle a tout, et on ne vous a encore rien dit de sa voix qu’elle maîtrise comme peu de comédiens voix-off le font !
Anne FERRIER habite votre inconscient sonore.
Avec Anne, on a grandi ensemble. On ne se quitte pas.
De pubs en serveurs vocaux, d’instits en billboards, nos destins sont liés !

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INTERVIEW

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Oui donc mon nom est Anne Ferrier. Je suis comédienne voix-off.
J’ai démarré en fait tout au début par le Cours Florent et j’ai vraiment commencé à faire des voix en 89, à France-Inter .
En 91 j’ai passé le casting de France Info , où j’ai été choisie et qui m’a fait connaître dans le milieu des voix, France Info étant la première radio d’info à l’époque.

Alors explique-nous un peu ton parcours. Qu’est-ce qui t’as conduit à devenir voix-off ?

Quand j’étais toute petite ma mère écoutait France Inter. J’adorais écouter le jeu des 1000 francs… cette musique, ces voix, ces jingles… j’étais fan ! J’étais déjà captivée par « la voix».
Du coup à l’âge de cinq ans, je m’enregistrais, j’étais fascinée par ces voix off et je m’imaginais animatrice radio.
C’était mon rêve, je m’imaginais à France-Inter. Après avoir passé mon Bac, j’ai donc fait le « Cours Florent ». À cette époque, je me cherchais un peu, et la comédie me plaisait bien. Après j’ai fait une école de radio, le Studio École de France, qui existe d’ailleurs toujours… Grâce à certains profs j’ai découvert le métier de « voix-off».
A la base, j’étais fascinée par la radio, mais je me suis vite aperçue que je n’étais pas à ma place en tant qu’animatrice, même si aujourd’hui je serais assez tentée…
Au Studio Ecole de France, j’ai rencontré Yves Derisbourg qui m’a dit : « Tu devrais vraiment faire des voix de pub. C’est court, très incisif et je te vois bien là dedans. Tu devrais essayer ! » J’ai suivi ses conseils. (sourire)

Il avait compris que tu pouvais jouer de ta voix avec beaucoup de précision ?

Peut être ! Mais c’est vrai pour tout le monde. Je trouve qu’il y a dans la voix quelque chose de captivant. La voix, c’est vraiment le reflet de ce que tu es. Beaucoup plus qu’un regard ou autre chose. Dans la voix tu peux ressentir de l’agressivité, de l’hypocrisie, de la gentillesse, de la sensualité : Tout passe dans la voix.
La voix est une vérité en fait !

C’est en quelque sorte une identité ? C’est une empreinte ?

Oui j’en suis persuadée.

Revenons à la pub…

Alors, oui j’ai commencé par faire une toute petite pub pour Fun Radio. C’était en 1988… J’ai fait assez rapidement des pubs télé. Mes premiers spots, c’était « Vania Pocket » et « Head & Shoulders », et après j’ai rejoint l’équipe de la régie pub de radio France. On enregistrait pour les spectacles de France Inter et d’ailleurs j’ai eu le plaisir de travailler avec les « Deschiens ». Un grand moment, la création en direct… très impressionnant.

Une anecdote de séance qui t’ai marquée ?

Oui, il y a en effet une séance qui m’a marquée. Il s’agit d’une séance avec Didier Hervé, il avait des années d’expérience, et moi je débutais. C’était de la post-synchro et je n’avais jamais fait ça. Mais comme j’étais assez casse-cou, je me suis dis que j’allais le faire et y arriver ! On m’avait bien prévenue et on m’a demandé : « tu fais bien de la post-sycnhro ? »; J’ai répondu « Oui, oui ! » (le privilège ou l’insouciance de la jeunesse)… Je me suis retrouvée avec la « bande rythmo » et… je n’ai rien compris ! J’étais toujours en avance. C’était horrible ! Je me suis remise en question après cette séance. J’avais dû faire trois pubs en tout, et là j’étais perdue.

Tu t’es aperçue que le doublage était un métier à part entière, et que c’était une autre école ?

Complètement. Tout comme la pub d’ailleurs ou les documentaires, les jeux, tous ces métiers sont différents et demandent du talent, de l’expérience et beaucoup de rigueur et de concentration. Contrairement à ce que l’on peut croire, ce sont des vrais métiers très exigeants !!!

Dans le milieu on te surnomme « VOCALATOR », pourquoi ?

Oui, c’est vrai, on me surnomme « Vocalator » parce que je parle très, très vite (rire).

Ou parce que tu lis très très bien !

C’est parce que j’adore lire. Je crois qu’on pourrait me donner une encyclopédie en dix volumes, je prendrai toujours du plaisir à la lire !

D’où vient ce plaisir ?

Oui : j’aime les mots, les lire, les déguster . Leur donner du sens. Lorsqu’une séance commence, ce qui m’intéresse avant tout c’est de découvrir le texte. D’essayer de comprendre ce que veut le client et de proposer différentes versions d’interprétation.

Chaque comédien à sa méthode pour se préparer à une séance. As-tu une recette particulière pour te conditionner avant une séance de voix off ?

Je fais toujours une lecture transversale, et comme ça  je vois tout de suite les mots qui posent problème. Ma crainte c’est de butter sur un mot anglais.
Après j’ai mes petits secrets d’annotation que je ne vous livrerai pas (rire), et qui font que je suis plus à l’aise sur du papier que sur un prompteur, même si ce n’est pas très écologique. Parce que j’ai plein de petits signes ou codes qui me permettent de ne pas butter sur un mot.

Une préparation psychologique aussi ?

Oui, il y a toujours ce quart d’heure de discussion avec le client qui est très important pour une mise en confiance. C’est un moment de prise de contact et de plaisir. On n’est pas encore dans le travail. Moment qui peut être angoissant lorsqu’on tombe sur des personnes humainement un peu fermées… Ça conditionne ce qui va se passer après. Ensuite, il y a les dix premières minutes de l’enregistrement , où tu te testes mais où le client, surtout, te teste ! Donc là c’est un moment qui est décisif dans une séance, c’est là que tu prends ou perds cette confiance. Si on te dit à ce stade que ça ne va pas, tu pars avec un handicap. Si en revanche tu sais que le client est satisfait durant tes essais, alors c’est parti.

Justement, comment gères-tu cette pression ?

Il y a la respiration, et les années d’expérience. Et puis après, une chose très importante, c’est de ne pas être que sur une seule voix. J’ai toujours des voix de secours qui sont complètement différentes de ma voix classique. Je peux partir sur un style « décalé » ou le vieillir, être plus ou moins fluide et puis je peux partir aussi sur des voix off beaucoup plus âgées ou plus jeunes.
Il y a plein de petits personnages sur lesquels je m’appuie. Ce n’est pas de l’imitation mais une base pour trouver « la voix ».

On entend ta voix sur beaucoup de médias…

Je crois que ce n’est plus moi en fait ! Ça ne m’appartient plus. Après… il y a de très jolies pubs dont on est fier et qu’on « écoute » et il y en a d’autres où on se dit « mon Dieu…c’est diffusé ! ».

Tu arrives facilement à te détacher de cette partie « voix » de toi ?

Au tout début, c’est surprenant de s’entendre. J’étais assez fière. Aujourd’hui, je suis plus habituée. Ça ne me gêne pas et en même temps je ne suis pas au point de m’écouter toute la journée. Je suis encore surprise lorsque j’entends ma voix à l’étranger. Tu programmes ton réveil et le matin tu tombes sur ta voix au fin fond de l’Inde. Ça c’est assez surprenant, et ça reste toujours incroyable.

Tu ne lasses pas ?

Non. J’aime mon métier (rire).

Tu es donc consciente de la chance que tu as ! As-tu un domaine de prédilection, des secteurs dans lesquels tu aimerais te perfectionner ou bien tout simplement vers lesquels tu souhaiterais aller ?

Alors, j’aimerais beaucoup faire de la vidéo. Car j’ai découvert l’image grâce à la SONACOM. Ou plutôt, je me suis découverte à l’image grâce à SONACOM !
J’ai d’abord passé un casting, où je me suis vraiment bien amusée et après j’ai eu la chance de pouvoir collaborer sur un film OASIS . en tant que présentatrice et j’avoue que ça m’a amusé de me retrouver sur plateau de JT en train de présenter des nouvelles qui étaient en plus assez fun avec les fruits d’Oasis animés en 3D.
Je me suis retrouvée exactement comme au commencement, lorsque j’étais totalement novice, sans prétention, parce que là c’est le grand saut.
C’était un exercice délicat parce qu’en plus de la nouveauté, il fallait regarder, bouger et tout ça en fonction des personnages rajoutés par la suite. J’ai écouté les conseils, c’est une vraie discipline à acquérir, mais j’avoue que pour moi c’est un nouvel élan et je suis disponible !!! J’ai trouvé ça super intéressant.

Logique que tu aies envie de continuer !

Oui, de tourner dans des films d’entreprise ou des pubs, voire dans des films un peu décalés. C’est un domaine qui peut être assez contraignant et qui demande de l’aisance dans l’interprétation de la voix off. C’est un autre plaisir que celui de la voix que j’ai découvert. Je trouve la lumière, la préparation tout ce temps avant le tournage fascinant.
Ça demande encore plus de rigueur, car il faut maitriser la voix ET le physique, le rôle. Mais je trouve que c’est vraiment très intéressant. Je crois avoir l’avantage de déjà pouvoir m’appuyer sur la maîtrise de la voix.

C’est ça qu’on aime ! D’autres envies sans doute ?

Oui, j’aurais aussi adoré faire du court métrage car je trouve intéressant de travailler avec de jeunes réalisateurs. Voilà, c’est une expérience que j’aimerai tenter.

Uniquement à l’image ?

À l’image ou à la voix, mais collaborer à ce type de projet en tout cas.

Voire réaliser ou en tourner un toi-même ?

Non, mais je suis par exemple sur un petit truc, qui justement parle de la voix. Un projet assez drôle et décalé. On y réfléchit actuellement en mettant les idées sur papier et c’est déjà pas mal.

Parle-nous un peu de ta collaboration avec SONACOM.

Alors, ça date (rire). J’ai eu la chance de rencontrer Dom au Studio École de France . Nous sommes devenus amis. Au retour de son service militaire, il a monté son studio, je ne sais plus ce que je faisais d’ailleurs, je devais commencer à faire des voix. Il m’a fait confiance et m’a dit : « On a un peu de téléphonie, est-ce que tu veux faire des essais ? « . On a donc démarré tous les deux en même temps et cette fidélité dure maintenant depuis plus de 25 ans.

On ne te demandera pas ton âge d’ailleurs. Tu as remarqué ?

C’est gentil merci (rires).
Et on a donc travaillé dans la confiance et c’est le seul studio où, lorsqu’on m’appelle je viens sans me poser de question; C’est ma famille.
Je trouve que SONACOM est une agence qui a la chance de toucher à beaucoup de choses. Notamment la pub, l’institutionnel, tout ça en plus de la téléphonie et, la vidéo, et l’image maintenant.

Tes journées sont faites de quoi ?

Je suis énormément demandée en téléphonie parce que je travaille un peu à « l’américaine ». Je suis quelqu’un d’assez carré, et c’est pas mal quand il y a beaucoup de fichiers à enregistrer. Je suis « un bon cheval ». La pub aussi où l’on me choisit parfois pour un ton plutôt commercial, ou pour des choses plus décalées ou plus sensuelles. J’avoue c’est toujours un plaisir quand on me sort un peu de mon cadre habituel.
Sinon, il y a tout ce qui est institutionnel, des jeux, et là je passe un casting pour un documentaire, et j’aime ça aussi. J’aime, être sur des projets variés.

C’est sans doute un de tes secrets, le fait d’aborder chaque projet comme un challenge ?

Ah, oui ! C’est toujours un défi. Je crois que les plus mauvaises séances sont celles où l’on pense que tout est acquis. Dans le cas contraire, on est toujours en alerte et cette crainte de se tromper, c’est ce qui nous permet d’être meilleurs.

Merci Anne de t’être prêtée à notre jeu des questions réponses, et tout ça avec ton sourire légendaire.

Elle répond par un immense sourire qui veut dire « AVEC GRAND PLAISIR ! ».

Anne FERRIER en séance dans nos studios.

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